Enseignement

Remise du Prix Annie et Charles Corrin

Ariel Goldmann, président du FSJU-AUJF et Philippe Lévy, directeur de l’Action Jeunesse ont assisté jeudi 25 janvier à la remise du Prix Corrin qui récompense, chaque année, un travail didactique sur la Shoah, réalisé en milieu scolaire par des élèves et leurs enseignants : œuvre pédagogique d’information historique, initiative de caractère associatif en liaison avec la jeunesse. Ce prix, parrainé par l’Education nationale, se veut avant tout un outil pour préserver la mémoire de la Shoah, sa spécificité et son universalité et contribuer à faire comprendre pourquoi et comment Auschwitz, lieu de Mémoire, doit inciter les nouvelles générations à une réflexion morale et spirituelle. Cette année, les classes du collège Jean-Baptiste Clément (Paris 20e) ainsi que les secondes et terminales ES du Lycée Franco-allemand de Freiburg faisaient partie des lauréats. Ces derniers ont notamment été félicités pour leur travail de traduction des plaques du camp de Struthof. « Notre génération doit apprendre à éviter ces clichés » ont déclaré Mariam et Hadji, deux jeunes du lycée Jean-Baptiste Clément.

Au cours de la soirée, Jean Bastiannelli, proviseur du lycée Louis-Le-Grand dans lequel se déroulait la cérémonie, a rappelé la nécessité de développer des projets autour de la mémoire « pour construire un monde de sérénité et de paix ». Enfin, Ariel Goldmann, président du FSJU-AUJF, a souligné que « pour la première fois, un lycée européen est récompensé, ce qui est symbolique pour ce rendez-vous de la fidélité et de la transmission » avant de conclure par « l’avenir, c’est la mémoire ».

D’autres intervenants ont également pris la parole : Clara, petite-fille des époux Corrin, qui a rappelé l’histoire de ses grands-parents, survivants de la Shoah ; Pascal Zachary, historien, mais aussi Boris Cyrulnik, neuropsychiatre et écrivain. Ce dernier a d’ailleurs rendu hommage aux enseignants qui luttent contre l’oubli et a développé l’analyse psychanalytique des nazis et du phénomène de segmentation, clivant leurs personnalités entre vies de familles et actes horribles. Le FSJU félicite chaleureusement tous ces jeunes ainsi que leurs enseignants pour leur investissement et leurs travaux de qualité.