Enseignement

Histoire de l’école juive

Dès sa création le Fonds Social Juif Unifié s’est préoccupé de l’éducation juive car il s’agit là d’un vecteur identitaire fondamental, non seulement pour le présent mais également pour l’avenir.

Les origines

Dans l’immédiate après-guerre en France, la situation éducative a été « balayée » par la Shoah. Tout est alors à reconstruire, en 1945 il n’y a que quatre groupes scolaires en France et il faudra attendre 1970 pour arriver à 3 000 élèves dans les écoles juives pour 30 groupes scolaires.

Les années 60 : le boom des écoles juives

histoire1Avec l’arrivée massive des Juifs d’Afrique du Nord, d’une part, la Guerre des 6 Jours en 1967 et les événements de Mai 1968, un sursaut identitaire et un début d’insécurité dans les Lycées publics va agir comme levier important dans le développement du réseau des écoles juives.

Dès 1969, les demandes d’inscriptions dans les Collèges et Lycées dépassent largement les possibilités d’accueil.

Les Institutions Juives se mobilisent pour accompagner ce véritable « Boom » des écoles juives pendant les années 70-80, notamment, par le Fonds d’Investissement Pour l’Education (F.I.P.E.), dont le Fonds Social Juif Unifié est l’un des artisans essentiels.

Il s’agit, avant tout, de construire des bâtiments pour répondre à une demande croissante.

Il y a en 1986, 88 groupes scolaires et 15 000 élèves scolarisés dans les écoles juives, à plein temps. En 16 ans, les effectifs ont été multipliés par 5.

Les années 90 : l’extension

histoire2Depuis le début des années 90, après une phase de construction, on assiste à une phase d’extension des structures.

L’essentiel des groupes scolaires sont créés et un accroissement rapide des effectifs se produit.

Les établissements se renforcent économiquement et qualitativement par une contractualisation dynamique et planifiée non seulement des classes existantes mais également des structures qui se déploient pour offrir aux parents l’ensemble du cursus scolaire de la crèche jusqu’à Bac +2.

Cette extension passe également par un renforcement du corps professoral et, notamment, par l’augmentation du nombre d’enseignants diplômés d’Etat, ce qui ne pouvait pas être le cas pour des écoles hors contrat, et par la formation continue des enseignants en postes, tant pour ceux des matières générales que pour ceux de l’enseignement juif.

Cela a été rendu possible par des formations initiées par le Fonds Social Juif Unifié dés 1980 par la mise en place du CEJEP et par la création en 1993, à l’initiative du Département de l’Enseignement du Fonds Social Juif Unifié, de l’Institut André et Rina Neher. Il s’agit d’un Institut de formation agréé par le Ministère français de l’éducation nationale.

Enfin cette extension passe par la mise en place d’une coordination des écoles juives. Celle-ci se développe à plusieurs niveaux :

  • Au niveau politique, dans la mesure ou le Département de l’Enseignement est depuis 1997 l’interlocuteur exclusif du ministère de l’éducation nationale et des rectorats accueillant des établissements scolaires juifs. C’est en tant que tête de réseau qu’il négocie chaque année l’attribution de nouveaux contrats tant au niveau national qu’au niveau local. Ces contrats sont ensuite répartis par la commission de concertation, créée à l’initiative du Fonds Social Juif Unifié en 1990, et qui réunie toutes les sensibilités de la communauté juive de France.

  • Au niveau stratégique, par la création en 1996 de l’Observatoire de l’école juive, il permet, grâce à ses études et analyses, aux décideurs de l’école juive de choisir les orientations les plus appropriées à la situation nationale ou locale, tant en termes de besoins de structures que de réponses pédagogiques à des besoins exprimés ou repérés.

  • Au niveau financier de nombreuses situations ont nécessité un accompagnement et une assistance réelle pour éviter la fermeture de structures pour des raisons économiques.

  • Au niveau du quotidien de multiples interventions de médiations sont nécessaires pour éviter l’aggravation de crises relationnelles entre parents et directeurs, entre enseignants et directions et entre les établissements et les pouvoirs publics.

Les défis des années 2000

ozar2L’école juive en France en 2014, compte 32 045 élèves élèves. Ainsi, en 60 ans, on est passé de 400 à 32 045 élèves. Ce nombre a donc été multiplié par 75 ce qui est considérable.

Les résultats aux examens sont eux aussi globalement au rendez-vous puisque les taux de réussites sont, de manière générale, supérieurs à la moyenne nationale.

Les véritables défis qualité de l’école juive se trouve aujourd’hui du côté de l’enseignement juif et des services. Le Fonds Social Juif Unifié a pris un certain nombre d’initiatives dans ce sens ces dernières années :