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La première Michna du traité de Roch Hachana indique qu'il y a
quatre « nouvel an » dans la tradition hébraïque. |
Le premier Nissan est le commencement de
l’année pour le compte des années de règne des Rois d’Israël. De
même, en ce qui concerne les fêtes de Pèlerinage.
Le premier Eloul est le nouvel an pour la dîme
des animaux.
Le premier Tichri est le commencement de
l’année pour le compte des cycles chabbatiques et des années
jubilaires. Egalement pour la dîme des céréales et des légumes
verts.
Le quinze Chevat est le nouvel an pour les
arbres, en rapport à la dîme qu’il faut prélever sur les fruits.
Pourquoi quatre nouvel ans : Le concept de nouvel an est
l’idée d’une date repère afin d'indiquer la fin d'une année et le
commencement d'une nouvelle année, soit pour le calcul de la dîme
annuelle, soit pour le compte des années. S'il y a quatre « nouvel
an » c'est parce qu'il y a en fait quatre situations différentes qui
nécessitent la fixation d'une date repère.

Le quinze Chevat
La date du quinze du mois de Chevat est le nouvel an des arbres. Il
s'agit pour les sages de déterminer une date fixe pour le calcul de
la dîme des fruits des arbres.
Le principe de la dîme (maasser) est établi par le texte suivant : «
Parmi les enfants d'Israël, ils (les membres de la tribu de Lévi) ne
recevront pas de patrimoine, car la dîme que les enfants d'Israël
prélèveront pour Dieu, pour tribut, je la donne aux lévites comme
patrimoine… » (Nombres XVIII, 23-24).
C'est dans le Deutéronome (XIV, 22) que le texte vient préciser la
nature de cette dîme : « Prends la dîme de toute la récolte de ta
semence, de ce que rapporte chaque année ton champ ».
Le Sifra sur ce dernier verset indique que cela concerne tout ce qui
sert à la nourriture humaine, qui est propriété privée et qui est
produit du sol.
Entre dans cette catégorie, les fruits des arbres. Or pour
déterminer le début de l'année et ne pas mélanger la production
d'une année avec une autre, il convient de fixer une date de départ
en fonction de la période de maturation des produits concernés.
Dans la Guemara Roch Hachana (14a) Rabbi Eléazar explique, au nom de
Rabbi Ocha'aya, qu’au mois de Chevat, la majorité des pluies de
l'année sont déjà tombées. Cette période peut donc apparaître comme
la fin de l'année des pluies, dès lors tout ce qui va pousser
ensuite peut être associé à l'année suivante. C'est avec la nouvelle
poussée de sève dans les arbres, comme l'explique Rachi, que la
nouvelle récolte est en préparation. Bien évidemment ces
considérations climatiques ne sont valables que par rapport à la
terre d'Israël.
Tou Bichevat ne donne lieu à aucune prière supplémentaire dans
l’office quotidien. Le jeune est interdit, et il n’y a aucune
interdiction de travailler. Néanmoins, on ne dit pas Ta’hanoun le 15
Chevat, ni à Min’ha le jour qui précède.
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