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Si tu as un jeune arbre
dans la main, que tu es prêt à le planter, et que l’on te dise :
«le Messie est là », plante d’abord l’arbre et va ensuite
l’accueillir. (Yo’hanan Ben Zakaï) |
En janvier ou en février, le 15 Chevat, on célèbre la nouvelle
année pour les arbres. Cette date a été fixée par Hillel pour le
calcul de la dîme sur les fruits. Pour Hillel, cette date
correspondait au fait que la plus grande partie de la pluie annuelle
est déjà tombée en Erets-Israël et que la sève commence à s’élever à
nouveau dans les arbres. Shamaï fixait la date une quinzaine de
jours plus tôt. On explique le différend entre les deux sages dans
la mesure ou Hillel et ses disciples vivaient à Jérusalem, dans les
collines de Judée, où les arbres, situés sur la hauteur, fleurissent
plus tard que dans les plaines où les partisans de Shamaï avaient
leurs terres.
Du temps du Rav Haï Gaon, au IX ème siècle, la question n’avait pas
été tranchée. Aucune décision n’avait été encore prise. Rav Haï Gaon
a tenu compte de l’avis des agriculteurs arabes de Pombedita
(Babylonie) où se trouvait son école, et se déclara en faveur du 15,
car les paysans de la région disaient que la végétation reprend son
développement à partir de cette date.
On prête au Rav Haï Gaon cette histoire, pour mettre tout le monde
d’accord. Il disait que Dieu, à Tou Bichvat, lance trois charbons
brûlants en direction de la terre. Le 7 du mois, tombe le premier
charbon qui réchauffe l’air, le 14, le deuxième vient réchauffer la
sève dans les arbres et le 21, le troisième vient réchauffer le sol.
C’est à partir du 16e siècle que les kabbalistes de Safed,
originaires d’Espagne et du Portugal pour la plupart, ont fait de
Tou Bichevat la fête que l’on connaît aujourd’hui.
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