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Les festivités de Roch Hachana débutent la veille au soir. Comme
pour les autres fêtes, on se veut optimiste et plein d’entrain pour
célébrer le nouvel an. Les communautés juives à travers le monde ne
manquent pas de recettes originales.
Le séder (ordre) de Roch Hachana est plus ou moins copieux selon les
communautés dont on est originaire. Le miel est omniprésent, comme
accompagnement, pour chacun des aliments mis sur le plateau.
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Le séder commence toujours par le kiddouch. Il comprend une coupe de
vin (du vin blanc pour certains, car il évoque la miséricorde). |
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Immédiatement après, on fait la prière sur des
'halots (parfois
fourrées avec du raisin sec) choisies spécialement à cette occasion
de forme arrondie (en forme de couronne pour rappeler la royauté de
Dieu, mais aussi sans aspérités, pour une année pleine de douceur).
On remplace le sel par le sucre.
Dans certaines communautés d’origine achkénaze, on dessine sur la
'hala un motif rappelant une échelle. Elle symbolise la montée de
chaque Juif sur « l’échelle du jugement divin. » D’autres
confectionnent des 'halot en forme de spirale, pour rappeler la main
tendue prête à recevoir le verdict divin, mais aussi la spirale
de la vie vers laquelle chacun de nous est entraîné.
En Afrique du Nord, on réalisait des pains en forme d’oiseaux, en
souvenir du verset d’Isaïe : « comme les oiseaux, Dieu protègera
Jérusalem ». |
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La principale bénédiction se fait sur une pomme trempée dans du
miel. On formule ainsi le souhait que l’année à venir soit bonne et
douce. On retrouve la pomme au dessert dans le « shtrudel aux pommes
», la confiture de pomme, « l’apfelkrapfe » (chausson aux pommes
alsacien).
En Bulgarie, la bénédiction est faite sur une pomme cuite au miel.
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Les Juifs d'Algérie, de Tunisie et du Maroc mangent des
dattes « tamra ou tam » qui signifient en araméen « terminer », car nous
espérons que l’influence de nos ennemis prenne fin. Après les fruits qui poussent dans les arbres, on consomme des
légumes qui poussent en terre. C’est à travers ces aliments que nous
souhaitons « que nos ennemis cessent de nous vouloir du mal ». Le
rabbin Gérard Haddad précise : « Le destin des hommes ne consiste
pas seulement en douceur, il faut envisager aussi les événements
pénibles tels que les conflits avec les ennemis, les maladies qui
peuvent survenir, pour les conjurer ». |
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En Tunisie, on mange de l’ail cuit dans du miel, dont le mot en
hébreu « toum » fait penser au verset « ché yitamou oyevénou » « Que
nos ennemis soient anéantis ! » |
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On peut trouver sur certains plateaux des blettes (salki en
araméen), mot qui ressemble à istalek qui veut dire « enlever » («
Que nos ennemis disparaissent et soient enlevés !). De la courge, du
potiron, des épinards, des poireaux (karti) dont la racine est la
même que karet qui veut dire retrancher, supprimer, dans l’espoir
qu’avec cette bénédiction « nos ennemis seront écartés ».
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Les pois dont la symbolique est la même que la
grenade dont le mot
en araméen (rubiya) dérive de rov, c'est-à-dire l’abondance. Les
Juifs tunisiens consomment des beignets d’épinard , de courge,
d’ail. Les Juifs de Turquie préfèrent les fritadas, c'est-à-dire
différents gratins composés de blettes, de courgettes, de courge ! |
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Enfin, une cinquième bénédiction porte sur le souhait « qu’Israël
soit en tête des nations, plutôt qu’en queue » (au niveau moral) et
serve d’exemple aux autres nations. On fait la bénédiction sur une
tête de poisson ou de mouton (ou sur une partie de cette tête). On
évite de choisir une tête de veau ou de bœuf, pour ne rappeler ni le
veau d’or, ni les autres animaux adorés dans l’Antiquité. |
Le repas se consomme ensuite. |