Fonds Social Juif Unifié
 
Le déroulement de la fête

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Mis à part le repas festif du premier soir, l'essentiel du rituel se déroule à la synagogue où l'on passe plus de la moitié des deux journées en prières, en Israël comme dans la Diaspora. On sonne le chofar sur la téba où on lit aussi la Torah. Auparavant, on récite sept fois le psaume 4.7, pour rappeler les sept tours que firent les Juifs autour de Jéricho avant que les murailles ne tombent au son du Chofar et les sept cieux à travers lesquels les prières doivent passer pour atteindre le trône de Dieu. Le psaume 4.7 est choisi car le verset 6 contient l'allusion : « Dieu est monté au milieu des cris, le Seigneur au son du chofar » Ce verset est invoqué pour expliquer qu’on tient l’instrument avec l'embouchure large vers le haut. Ensuite six vers sont récités, qui forment l'acrostiche « Ke'ha Satan » (déchire Satan). On sort de l’Aron hakodech les deux rouleaux de la Torah pour des lectures, incluant notamment, le deuxième jour, le récit de l'épreuve d'Abraham.



 

Les nombreux poèmes, (piyoutim) figurant dans la liturgie de Roch Hachana insistent sur les thèmes du jugement et du repentir. Le Moussaf, le service additionnel, est unique en ce qu'il comporte trois bénédictions centrales au lieu d'une seule, comme pour toutes les autres fêtes. La première, Mal'houyot, de la racine de melekh (roi), décrit la souveraineté du créateur, que sa sainteté met à une distance de ses créatures. Au contraire Zi'hrono nous montre que, malgré tout, « il s'est souvenu » de Noé, des fils des justes dans la souffrance. Il punit les méchants et récompense les bons. Le troisième, Chofarot, explicite l'importance des événements marqués par la sonnerie du chofar. Il insiste sur le fait que Dieu s'est révélé lui-même au Sinaï et qu'il se révélera à nouveau pleinement pour amener la fin des temps.

Jour du jugement, du souvenir et de la sonnerie du chofar, Roch Hachana est la plus solennelle des fêtes juives, comme le fait de bien sentir par exemple cette prière :
« Nous voulons relater la puissance de cette journée : elle est redoutable. En elle, Ta royauté s’élèvera et Ton trône sera fondé sur la justice. En vérité Tu es le juge et Tu as souvenir des choses tombées dans l'oubli. Tu ouvres le livre de l’histoire où sont consignés les actes scellés par la main de leurs auteurs humains. Soudain le chofar retentit, un bruit sourd se fait entendre. C’est le jour du jugement ! Pareil aux moutons dénombrés leur berger, les hommes et leurs actes sont scrutés par Toi ; Tu fixes le délai pour chaque être vivant et Tu décides de son sort. A Roch Hachana, Tu l'inscris et à Kippour Tu apposes ton sceau : combien quitteront ce monde et combien y entreront. Qui vivra et qui mourra, qui à la fin de ses jours, qui prématurément, qui par le feu, qui par l’eau, qui par la guerre, qui par l’épidémie. Qui mènera une vie sédentaire et qui sera nomade. Qui sera serein et qui sera tourmenté. Qui sera élevé et qui sera abaissé. Qui sera tourmenté. Qui sera fortuné et qui sera indigent. Mais le retour : téchouva, la prière : téfila, et la justice : tsédaka, peuvent faire revenir Dieu sur sa décision. »
 

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