Fonds Social Juif Unifié
 
L'éternité de Pourim

retour

 
Le Talmud Méguila 10b commente ainsi un verset d’Isaïe (55,13) :
  « Et ce sera pour l’Eternel, une gloire » : Il s’agit des jours de Pourim.
« Un signe perpétuel, impérissable » : C’est la lecture du Livre d’Esther.
Dans la Méguila, nous lisons :
  « Les Juifs reconnurent et acceptèrent, pour eux, pour leurs descendants et pour tous ceux qui se rallieraient à eux, l’obligation immuable de fêter ces deux jours-là, suivant la teneur des écrits et à la date fixée, année par année, de commémorer et de célébrer ces jours, de génération en génération, dans chaque famille, dans chaque province et dans chaque ville et de ne pas laisser disparaître ces jours de Pourim du milieu des Juifs, ni s’en effacer le souvenir du milieu de leurs descendants ».
(Esther IX, 27-28).


De ces deux textes, Maïmonide (Hilkhot Méguila II, fin) déduit qu’à l’époque Messianique, tous les livres prophétiques seront abolis en dehors du Livre d’Esther, de même, toutes les fêtes seront abolies en dehors de Pourim.

En effet, les livres des prophètes ont comme fonction essentielle, de renforcer l’observance des commandements et d’appeler le peuple à la repentance. Or, avec la venue du Messie, l’étude de la Torah et son application s’imposeront d’elles-mêmes.

Le Livre d’Esther, lui, vient préfigurer, pour la venue du Messie, la fin d’Amalec et donc, non seulement, la disparition de l’ennemi d’Israël, mais aussi l’effacement des doutes qui renforcent tellement Amalec. Ce qui est fondamental dans l’époque Messianique pour la reconnaissance universelle du Créateur. Dans l’attente, le peuple d’Israël ne peut réagir contre cette haine d’Amalec que d’une seule façon :
« Guerre à Amalec de par l’Eternel, de génération en génération ! » (Ex.17,16).
« Tu effaceras la mémoire d’Amalec de dessous le ciel ! » ne l’oublies pas ! »
(Deut.25,19).
 

  imprimez la fenêtre   
   fermez la fenêtre