À
l’époque biblique où le Temple existait, nos ancêtres payaient à
partir du 1er adar, l’impôt du demi-shékel pour l’organisation
des sacrifices.
Ils suivaient ainsi, la prescription qui se trouve dans le Livre
de l’Exode, Paracha Ki tissa (XXX, 11 à 16). |
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« L’Eternel parla à
Moïse en ces termes : « Quand tu feras le dénombrement général des
enfants d’Israël, chacun d’eux paiera au Seigneur le rachat de sa
personne lors du dénombrement, afin qu’il n’y ait point de mortalité
parmi eux à cause de cette opération. Ce tribut, présenté par tous
ceux qui seront compromis dans le dénombrement, sera d’un demi-sicle,
selon le poids du sanctuaire ; ce dernier est de vingt ghéra, la
moitié sera l’offrande réservée au Seigneur. Quiconque fera partie
du dénombrement depuis l’âge de vingt ans et au-delà doit acquitter
l’impôt de l’Eternel. Le riche ne donnera pas plus, le pauvre ne
donnera pas moins que la moitié du sicle, pour acquitter l’impôt de
l’Eternel, à l’effet de racheter vos personnes. Tu recevras des
enfants d’Israël, le produit de cette rançon, et tu l’appliqueras au
service de la Tente d’assignation ; et il servira de recommandation
aux enfants d’Israël devant le Seigneur, pour qu’il épargne vos
personnes … ». |
Dans ce passage, l’expression (l’impôt de l’Eternel ou le
prélèvement pour Dieu) figure trois fois, d’où l’habitude de donner
trois fois un demi-shékel.
Le demi-shékel, versé le jour de Pourim est un usage. C’est un don
au bénéfice des pauvres. Le geste rappelle l’impôt payé, le 1er
adar, au bénéfice du culte des sacrifices. Le mot térouma étant
répété trois fois dans la Paracha.
Dans certaines communautés de rite Séfarade, la communauté
possède une plaque d’argent pur, qui porte l’inscription « souvenir
du demi-shékel ». À toutes les personnes qui viennent remettre
l’obole du demi-shékel, on lui fait d’abord acquérir symboliquement
cette pièce d’argent, que le donateur remet ensuite au trésorier, en
y ajoutant le don en espèces équivalent, à mettre dans la caisse
destinée aux shékalim.
On a pris l’habitude de faire cette collecte du demi-shékel (en France 3 pièces de 50 centimes d’euro) avant la
lecture de la Méguila puisque la communauté se rassemble à
cette occasion et peut s’acquitter en même temps de cette térouma.
Bien entendu, à Jérusalem, où la lecture de la Méguila se
fait le 15 adar, la collecte des shékalim a lieu le 14 au
soir.
Le don du demi-shékel ne dispense pas de la mitsva de donner aux
pauvres à l’occasion de Pourim.
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