Prières spécifiques de Pourim
:
Pendant toute la Fête de Pourim, de la veille au soir, au lendemain,
on ajoutera dans la Amida et dans le Birkat Hamazone,
un paragraphe spécifique qui rappelle l’Histoire d’Esther et qui
s’intitule Al Hanissim (pour les miracles).
« Pour les miracles, pour le salut, pour les exploits, pour les
délivrances, pour les prodiges et pour les consolations que tu as
accomplis en faveur de nos ancêtres en ces jours, dans cette époque
(nous te remercions !). ».
« C’était au temps de Mordekhaï et Esther dans Suse - la
capitale, lorsque se dressa contre eux, Aman, l’impie qui voulu
anéantir, tuer, faire disparaître tous les Juifs, du plus jeune au
plus vieux, enfants et femmes, en un seul jour, le 13 du 12e mois,
soit le mois de adar et livrer leurs biens au pillage. Mais toi, par
ta nombreuse miséricorde, tu annulas son projet, désintégras son
dessein que tu lui fis retomber sur la tête. On le pendit, lui et
ses fils, sur la potence. Tu accomplis, ainsi, des miracles et des
prodiges pour lesquels nous rendons grâce à ton grand nom. ».
(Traduction extraite de « L’Arme de la Parole » du Rabbin Claude
Brahami).
Bien qu’on lise le Hallel à toutes les fêtes, on ne le dit
pas le jour de Pourim, car la lecture de la Méguila en tient lieu.
Les dons aux pauvres :
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Afin
d’associer les pauvres et les nécessiteux à la joie de Pourim,
la Méguila nous invite à faire des dons aux pauvres.
« Mordekhaï mit par écrit ces événements et expédia des lettres à tous
les Juifs … les enjoignant … à en faire des jours de festin et de réjouissances
et une occasion d’envoyer des présents, l’un à l’autre et des dons aux
pauvres ».
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D’après le Talmud Méguila (7a), il faut faire au moins 1 don à 2
personnes différentes,
car le verset utilise le mot evionim (pluriel du mot pauvre).
Il est recommandé de multiplier les dons,
car il n’y a pas plus grande joie que de réjouir le cœur des
personnes malheureuses.
L'échange des cadeaux (michloa'h manot) :
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Comme
pour les autres commandements de Pourim, c’est le texte d’Esther
qui l’institue :
«
… Des jours de festins et de réjouissances et une occasion d’envoyer
des présents l’un à l’autre »
(Esther IX, 22). |
D’après l’énoncé du texte
biblique, on déduit les conditions
d’accomplissement de cette Mitsva :
• Manot indique que ce sont des cadeaux comestibles au nombre
d’au moins 2, car le mot est au pluriel.
• Michloa'h indique que ces cadeaux sont adressés par le
biais d’un intermédiaire shalia'h. On choisira, de
préférence, des aliments de deux catégories de bénédictions
différentes et consommables de suite.
Le repas de Pourim :
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C’est
la Méguila qui nous demande de faire du jour de Pourim,
un jour de festin (Esther IX, 22).
Le repas de Pourim est un repas de fête agrémenté de vin. Il rappelle
le festin donné par Assuerus, au cours duquel la reine Vashti fut répudiée,
ce qui permettra à Esther de devenir la reine. |
C’est aussi au cours d’un autre festin que la reine Esther déjouera
les mauvais desseins d’Aman en révélant au roi, non seulement son
identité juive, mais aussi le projet d’extermination du peuple
Juif par Aman. |