Fonds Social Juif Unifié
 
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Pessa’h, avec ses rites immuables, agrémentés suivant les pays de coutumes diverses est une des fêtes juives les plus anciennes. Elle débute le 14 nissan et dure sept jours en Israël et huit en diaspora. Les deux premiers jours et les deux derniers jours, en diaspora, sont des jours de fête, où tout travail est interdit. Les jours intermédiaires sont des demi-fêtes.


Pessa’h fait partie, au même titre que Chavouot et Soukkot, des fête de pèlerinage. On se rendait au Temple à Jérusalem. Cette fête, comme les deux autres, est évoquée dans la Torah.

D’autres noms évoquent la pluralité de la fête. ‘Hag -ha-matsot (la fête des matsot), ‘Hag-ha-Pessa’h (la fête de Pessa’h), Zeman ‘héroténou (l’époque de notre liberté) ou encore ‘Hag ha-aviv (la fête du printemps). Ces notions qui relient la matière (la terre), le peuple et Dieu, donnent toute la richesse à cette fête essentielle, célébrée dans tous les foyers juifs.

L'histoire :

Le cœur de Pharaon s'était endurci malgré les neuf plaies qui avaient déjà frappé son pays. Finalement, Dieu ordonna à Moïse de faire sacrifier, le 14 nissan, un agneau pour chaque famille juive et de marquer du sang les linteaux de chaque maison. Alors Dieu frappa une dernière fois les Egyptiens, mais en épargnant les hébreux, en "passant par-dessus" (Pessa’h) leurs demeures.

L'exode qui en suivit marque le début de la relation entre Dieu et les Juifs, en tant que peuple, alors qu'il n'avait jusqu'alors accordé son alliance qu'à des individus comme Abraham.

Un événement pédagogique :

Le séder qui se déroule les deux premiers soirs en diaspora (une seule fois en Israël) est organisé de manière précise. On dispose sur un plateau des mets inhabituels. La famille étant rassemblée, on lit la hagada, « l'histoire », dont chaque passage nous invite à nous interroger, attirer notre curiosité, réfléchir sur notre vie d'homme et de Juif.

La fête de Pessa’h a pour signification la conquête de la liberté. Sous le couvert d’un rituel commémoratif, il célèbre un acte émancipatoire dans lequel la spiritualité a un sens capital.

Autour de la table, les Juifs continuent, chaque année depuis des siècles, de célébrer l’événement qui permit aux Hébreux de se donner une identité propre : celle du peuple juif. Pour vivre pleinement cet moment historique, on se réunit en famille ou avec ses invités (car il s’agit d’un acte collectif). On lit la haggadah au cours d’un séder (ordre) qui rappelle le dur labeur des Hébreux en Egypte. La liberté recouvrée après tant d’années d’esclavage est pour nous contemporains, un exemple convaincant pour nous libérer, nous aussi, en nous détachant de nos mauvais penchants et transformer nos faiblesses en courage. En consommant de la matsa et des herbes amères, on ne se contente pas d’évoquer la manière dont les Hébreux ont fui à la hâte la terre égyptienne, on participe pleinement, en tant qu’acteur, à l’histoire de son peuple.

Le séder est un moyen pour provoquer des questions dont celles de nos enfants. L'aspect insolite des ingrédients disposés sur le plateau éveille la curiosité. La lecture de la hagada nous met en situation d'écoute propice à tout enseignement.

Les coutumes :

Loin d'être figée, la fête de Pessa’h est enrichie d'un patrimoine séculaire, où chaque coutume a sa place. C'est souvent, pour les familles dont les individus sont originaires de tous les horizons, de confronter des habitudes cérémoniales qui enrichissent et diversifient la fête.



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