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Pessa’h fait partie, au même titre que Chavouot et Soukkot,
des fête de pèlerinage. On se rendait au Temple à Jérusalem.
Cette fête, comme les deux autres, est évoquée
dans la Torah.
D’autres noms évoquent la pluralité de la
fête. ‘Hag -ha-matsot (la fête des matsot), ‘Hag-ha-Pessa’h
(la fête de Pessa’h), Zeman ‘héroténou
(l’époque de notre liberté) ou encore ‘Hag
ha-aviv (la fête du printemps). Ces notions qui relient la
matière (la terre), le peuple et Dieu, donnent toute la
richesse à cette fête essentielle, célébrée
dans tous les foyers juifs.
L'histoire :
Le cœur de Pharaon s'était endurci malgré les
neuf plaies qui avaient déjà frappé son pays.
Finalement, Dieu ordonna à Moïse de faire sacrifier,
le 14 nissan, un agneau pour chaque famille juive et de marquer
du sang les linteaux de chaque maison. Alors Dieu frappa une dernière
fois les Egyptiens, mais en épargnant les hébreux,
en "passant par-dessus" (Pessa’h) leurs demeures.
L'exode qui en suivit marque le début de la relation entre
Dieu et les Juifs, en tant que peuple, alors qu'il n'avait jusqu'alors
accordé son alliance qu'à des individus comme Abraham.
Un événement pédagogique :
Le séder qui se déroule les deux premiers soirs
en diaspora (une seule fois en Israël) est organisé de
manière précise. On dispose sur un plateau des mets
inhabituels. La famille étant rassemblée, on lit
la hagada, « l'histoire », dont chaque passage nous
invite à nous interroger, attirer notre curiosité,
réfléchir sur notre vie d'homme et de Juif.
La fête de Pessa’h a pour signification la conquête
de la liberté. Sous le couvert d’un rituel commémoratif,
il célèbre un acte émancipatoire dans lequel
la spiritualité a un sens capital.
Autour de la table, les Juifs continuent, chaque année
depuis des siècles, de célébrer l’événement
qui permit aux Hébreux de se donner une identité propre
: celle du peuple juif. Pour vivre pleinement cet moment historique,
on se réunit en famille ou avec ses invités (car
il s’agit d’un acte collectif). On lit la haggadah
au cours d’un séder (ordre) qui rappelle le dur labeur
des Hébreux en Egypte. La liberté recouvrée
après tant d’années d’esclavage est pour
nous contemporains, un exemple convaincant pour nous libérer,
nous aussi, en nous détachant de nos mauvais penchants et
transformer nos faiblesses en courage. En consommant de la matsa
et des herbes amères, on ne se contente pas d’évoquer
la manière dont les Hébreux ont fui à la hâte
la terre égyptienne, on participe pleinement, en tant qu’acteur, à l’histoire
de son peuple.
Le séder est un moyen pour provoquer des questions dont
celles de nos enfants. L'aspect insolite des ingrédients
disposés sur le plateau éveille la curiosité.
La lecture de la hagada nous met en situation d'écoute propice à tout
enseignement.
Les coutumes :
Loin d'être figée, la fête de Pessa’h
est enrichie d'un patrimoine séculaire, où chaque
coutume a sa place. C'est souvent, pour les familles dont les individus
sont originaires de tous les horizons, de confronter des habitudes
cérémoniales qui enrichissent et diversifient la
fête.
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