Fonds Social Juif Unifié
 
Réponse au Quiz

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Quelle est la mesure de matsa à consommer pendant le séder ?

Pour s'acquitter de la mitsva, il faut manger au moins l'équivalent d'une olive, c'est-à-dire 26 g, suivant l'usage adopté à Jérusalem.

Durant les sept jours de la fête de Pessa'h, il est interdit de consommer du 'Hamets (de la pâte levée) ou un mets qui en contient. Dès le premier séder, la Torah demande de manger des matsot (pains azymes). On peut fabriquer une matsa avec l'une des cinq variétés de céréales connues (le blé, l'orge, le seigle, l'avoine et l'épeautre) mais à notre époque, on utilise surtout de la farine de blé. Les matsot sont cuites dans des machines, spécialement conçues pour que la pâte n'ait pas le temps de fermenter, depuis son mouillage jusqu'à la cuisson finale (moins de 18 minutes). Nombreux ceux qui consomment, spécialement pour les sédarim, de la matsa chemoura dont la surveillance commence dès la moisson du blé.




























Quels végétaux doit-on utiliser pour symboliser les herbes amères (maror), et quelle quantité doit-on consommer ?

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On ne peut identifier avec certitude les différentes variétés d'herbes amères qui, selon une Michna (Pessa'him 39a), peuvent être utilisées comme maror. De l'avis unanime, il est préférable de prendre de la laitue, de la romaine ou des endives. À noter qu'à cette époque de l'année, la laitue risque de contenir de petits vers, de même couleur que les feuilles, il faut donc laver les feuilles une à une.
Nombreux sont ceux qui utilisent de la romaine (qui a un goût plus prononcé) après la bénédiction "qui a prescrit la consommation de maror", puis du raifort (chez les ashkénazim) pour korekh "le sandwich de matsa et de maror". Le raifort et la romaine (ou la laitue) ont leur place, sur le plateau du séder.

La Michna désigne le raifort cru comme une des herbes amères (en réalité son goût est piquant) pouvant être utilisé le soir du séder. Le raifort n'a pas de vrai nom en hébreu. C'est par erreur qu'il est appelé 'hazeret car, en réalité, ce terme désigne la laitue.

D'après l'usage adopté à Jérusalem, et le plus répandu, 19 grammes de maror suffisent pour s'acquitter de la mitsva.

Le Maror a son symbole dans la séfira Yessod, c'est-à-dire le fondement.































Combien de coupes et quelle quantité de vin doit-on boire pendant le séder ?

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Boire quatre verres de vin est l'une des obligations de la nuit du séder. Pour les quatre verres, on choisira, si possible, du vin rouge, ou du jus de raisin.

A priori, il faut boire la plus grande partie des quatre coupes contenant, chacune, au moins 86 ml de vin (environ, le tiers d'un verre habituel), conformément à l'usage adopté à Jérusalem.





































Quels symboles pour ces trois ingrédients. Et parmi eux, quel est celui qui ne figure pas sur le plateau du séder ?
 

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Le 'harosset, qui fait penser à l'argile, rappelle l'asservissement des Hébreux, soumis en Egypte, à "un dur labeur dans le mortier et dans les briques". Cependant, elle évoque aussi le verset du Cantique des cantiques (8,5) : "Sous le pommier, je t'ai éveillée".
Le 'harosset a son symbole dans la séfira Netsa'h, c'est-à-dire l'éternité.

Une Michna (Pessa'him 104) atteste déjà l'utilisation de la 'harosset la nuit du séder. Les tanaïm, à la fin de l'époque du second Temple, discutaient pour savoir s'il s'agit d'une véritable obligation ou d'une coutume. Dans la plupart des communautés juives, le 'harosset est fait d'une compote de fruits (pomme, grenade, figue, datte et noix) auxquels s'ajoutent divers condiments (de la cannelle et du gingembre) donnant l'apparence de l'argile. Il faut y verser du vin et mélanger le tout jusqu'à obtenir une pâte assez molle.

Le karpass représente l'espoir et le renouveau. Il est symbolisé par un légume vert, identique à celui du maror. On peut aussi utiliser de l'oignon ou des radis.

Le Karpass a son symbole dans la séfira Hod, c'est-à-dire la majesté.

L'eau salée contenue dans une coupelle ne fait pas partie du plateau du séder. Elle sert à tremper le karpass. L'eau salée symbolise les larmes, que les Hébreux versèrent en travaillant dur en Egypte.
































Pourquoi mettre un os grillé sur le plateau ?

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Il évoque l'agneau pascal que nos ancêtres offraient à Dieu. Cela peut être un os de poulet ou d'agneau.

L'os a son symbole dans la Séfira 'hessed, c'est-à-dire la bonté.


































Présents sur le plateau du séder, ces deux aliments ont un sens métaphysique, mais lequel ?

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D'après la cabbale, les trois matsot symbolisent les trois premières séfirot. La première est 'Hokhma, c'est-à-dire la sagesse, la deuxième est Bina, c'est-à-dire l'intelligence. Enfin la troisième est Dahat, c'est-à-dire la connaissance.

Les trois matsot représentent également les trois patriarches : Abraham, Its'hak et Yaacov, ou encore les trois catégories de Juifs : Cohen, Lévi et Israël.

Par sa forme arrondie, l'œuf symbolise le cycle de la vie et de la mort. Il a son symbole dans la séfira Guevoura, c'est-à-dire la force.








































Pourquoi doit-on s'accouder pendant la consommation de la matsa et du vin ?

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Il faut manger la matsa et boire les quatre coupes de vin, en s'appuyant du côté gauche sur la table, au dossier de la chaise (ou sur des coussins), à la manière d'une personne libre et décontractée. Ce rite reste en vigueur même si, à notre époque, personne ne s'accoude plus à table pendant le reste de l'année.
Tous les convives sont astreints à cette obligation, à l'exception d'un disciple en présence de son maître. D'après de nombreux décisionnaires, celui qui ne s'est pas accoudé au moment de manger la matsa ou de boire les quatre coupes de vin, n'est pas quitte de ses obligations.


































Par quelles séfirot, le plateau du séder est-il symbolisé ?

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Chacun des éléments constitutifs du plateau du séder est symbolisé par une des séfirot (sphères spirituelles). Au plateau correspond la séfira Mal'hout, c'est-à-dire la royauté.




































Pessa'h est-elle une fête triste ou joyeuse ?

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La nuit du séder est enveloppée d'un halo d'une antique sainteté. Le premier soir de la fête de Pessa'h, une ou plusieurs familles se rassemblent pour raconter la sortie d'Egypte. Le même scénario se retrouve au fil des générations. Au premier Pessa'h de l'histoire, à la veille de la sortie d'Egypte, à l'époque du prophète Isaïe qui évoque dans son Livre (30,29) "la nuit où l'on célèbre la fête", comme à celle du second Temple où Hillel "réunissait agneau pascal, matsa et maror et les mangeait ensemble".
On célèbre Pessa'h au triste lendemain de la destruction du Temple où Rabbi Eliezer, Rabbi Yehochoua et leurs collègues, étaient accoudés à Bné Brak.
Sous l'empire byzantin où le poète Yanaï composa le chant "Alors, tu as accompli de nombreux miracles pendant la nuit".
Comme au temps de Rabbi Yossef Tov Elem. Sous le ciel de France ou encore à la fin du Moyen Âge où 'Had Gadya fut introduit dans le corpus de la Hagada.
L'enfant qui pose les quatre questions du Ma Nichtana répète, dans des termes pratiquement identiques, celles qu'un autre enfant a formulées, il y a plus de deux mille ans, à l'époque du Temple.

Notre séder est calqué sur celui de nos ancêtres. Chaque détail de ce cérémonial tout en couleurs est riche de sens et de souvenirs. Chaque acte : lever la coupe et la déposer, dévoiler la matsa puis la recouvrir, ouvrir la porte et couper la matsa, fait partie d'un rituel conservé par le peuple juif au cours de son histoire.

Néanmoins, en dépit de son aspect cultuel et cérémoniel, ce n'est pas une nuit empreinte d'une gravité distinguée et figée, une triste répétition de ce qui a été accompli pendant des milliers d'années. Comme les autres fêtes juives, le soir du séder allie le sérieux et le sentiment d'une proximité intime, la solennité et la bonne humeur, un énoncé bien défini.

La manière de lire la Haggadah est laissée à la discrétion des convives. On peut la lire tous en semble, avec ou sans mélodie. Les enfants sont invités à lire plus particulièrement Ma Nichtana. Celui qui pose des questions est le bienvenu.
On aime fêter Pessa'h dans la tradition héritée de nos ascendants. Certaines profitent de l'occasion pour s'habiller de la djellaba, comme on le faisait au Maroc, d'autres, parmi les 'hassidim, enfilent le kitel, un vêtement blanc, symbole d'humilité et de sainteté. La lecture de la Haggadah, écrite en araméen, fait l'objet, dans certaines familles, d'une traduction soit en français, soit dans la langue maternelle des pays d'origine.


(Avec le concours de "La Haggadah de Pâques" présentée et commentée par Adin Steinzalt, éditée par Bibliophane  et de "La Haggadah de pâques" présentée et commentée par Elie Wiesel éditée par le Fonds Social Juif Unifié et Ramsay, disponible également chez Biblieurope.)



















Pourquoi un morceau de la matsa est-il caché durant la cérémonie du séder ?

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Afikoman qui signifie « dessert » est un morceau de matsa (celle du milieu sur les trois matsot qui figurent sur le plateau) qu’on dissimule aux yeux des convives, pour être distribué à la fin du séder. Il est consommé en souvenir du dernier repas pris par les hébreux, la veille de leur départ de la terre égyptienne.
C’est aussi l’occasion d’aiguiser la curiosité des enfants et les récompenser de leur patiente pendant toute la cérémonie.
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