Le premier office de la fête de Kippour a pour nom Kol Nidré qui
signifie « tous les vœux ». Ce sont les premiers
mots d’une déclaration en araméen qui sert
de prélude à l’office. Il permet de délier
de « tous les vœux, obligations, serments et promesses » à caractères
religieux contractés durant toute l’année.
Ce n’est pas une prière, mais une formule juridique
qui comporte une charge émotionnelle très forte qui
constitue, une introduction solennelle à Yom Kippour. Le
judaïsme ne prévoit pas une annulation des vœux
entre personnes. Kol Nidré est prévue à cet
effet. Cette cérémonie rappelle celle qui a lieu
dans le monde orthodoxe et qui consiste, la veille de Roch Hachana,
de faire déclarer nuls, devant un tribunal composé de
trois hommes, tous les vœux qui auraient été prononcés
durant l’année.
Il y a plus de mille ans, Amram Gaon (qui fut chef de l’Académie
babylonienne de Soura à partir de 858, auteur d’un
des premiers livres de prières connu), rejetait cette pratique.
Au début de cet office, les fidèles se revêtent
de leur Talit (châle de prière), qu’ils gardent
jusqu’à la fin de l’office. Cette pratique exceptionnelle
accentue la solennité de l’office.
La cérémonie de Kol Nidré met l’accent
sur la solidarité juive et l’imperfection humaine.
Il constitue une préparation psychologique au Yom Kippour
le lendemain.
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