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Dès le deuxième soir de Pessah, nous comptons l'Omer,
c'est-à-dire le nombre de jours (50) qui sont représentés
spirituellement par des degrés vers une élévation
morale. C'est l'aboutissement d'une maturation qui a commencé à Pessah.
Chavouot marque aussi le début de l'été.
Les paysans venaient offrir les prémices de leur moisson.
C'est enfin une occasion de respecter des coutumes différentes
suivant les pays d'origines des communautés juives.
Le mot Chavouot est le pluriel de Chavoua "semaine",
qui lui-même contient le chiffre 7 (cheva). La fête
de Chavouot se célèbre les 6 et 7 Sivan (en Israël,
seulement le 6), soit plus précisément 7 semaines
après le début de Pessah. La fête de Chavouot
vient en conclusion de la fête de Pessah, tout comme le Chabbat
vient couronner la semaine juive. Mais il y a d'autres noms pour
qualifier la fête :
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Khag HaKatsir : Fête de la moisson, puisque c'est à cette époque
que les paysans font la moisson des champs.
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Yom HaBikourim : Fête des prémices, en rappel à l'offrande
que l'on apportait au Temple.
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Atséret : Fête de clôture, puisqu'elle vient
en conclusion de Pessah.
Si on compare la fête de Chavouot aux autres grandes fêtes
de pèlerinage, on est surpris par le petit nombre de lois
et de coutumes. Dans de très nombreuses communautés,
on reste éveillé durant toute la nuit du 5 sivan
pour se consacrer à l’étude de la Torah. Rabbi
Salomon Alqabets et d’autres maîtres séfarades
de la kabbale du XVIème siècle, furent à l’origine
de cette coutume. On lit une anthologie des textes comprenant les
premiers et derniers versets de toutes les Parachiot, les premiers
versets de tous les autres livres qui composent la Bible, et les
premiers paragraphes des 63 traités de la Michnah. Dans
certaines communautés, on lit le deuxième soir le
livre des psaumes, conformément à une tradition selon
laquelle le Roi David (auteur des psaumes) serait né et
se serait éteint le jour de Chavouot.
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