ACCUEIL AUJF YOUNG  LEADERSHIP LIENS CONTACT
   
Enseignement
Panorama de l'école juive

Histoire de l'école juive Les élèves des écoles juives  
Les écoles sous contrat /hors contrat   La répartition géographique des  élèves  
>  La diversité des établissements       La répartition dans les réseaux
>  Les enseignants du 1er degré  et du 2e degré    Les enseignants de matières juives
 
Histoire de l'école juive
 
Si l’école juive la plus ancienne de France est centenaire, le concept même d’une école conjuguant les deux cursus, celui des études générales et celui des études juives, est né en Allemagne au XIXe Siècle à Frankfort sur Main.

Le mérite en revient au Rav Samson Raphaël Hirsch qui, en 1853, créa une école pour appliquer le principe talmudique : “Yafé talmoud Torah im derekh erets”. (L’étude de la Torah est belle lorsqu’elle est associée aux activités professionnelles).

Samson Raphaël Hirsch a posé le principe de complémentarité entre la Torah et la culture générale, comme la pierre angulaire de son édifice éducatif.

Avant la lettre, il préfigurait le contrat d’association avec l’État, existant en France : “C’est une obligation pour nous de nous associer à l’État qui nous a reçus, de le promouvoir et d’oeuvrer pour son bien être, en même temps que nous oeuvrons pour le nôtre”.
 
  Le boom des écoles juives en France
Le Fonds Social Juif Unifié est un des artisans essentiels du boom de l’école juive, dans les années 70-80, notamment par le Fonds d’Investissement Pour l’Education (FIPE).

L’arrivée massive des Juifs d’Afrique du Nord, d’une part, la Guerre des 6 Jours et les événements de Mai 1968 d’autre part, ont généré un sursaut identitaire mais aussi un début d’insécurité dans les lycées publics qui agissent comme un levier important dans le développement des écoles juives. Il était, avant tout, nécessaire de construire des bâtiments pour répondre à une demande croissante. En 16 ans, les effectifs ont été multipliés par 5.

Cette extension appelait aussi un renforcement du corps professoral et l’augmentation du nombre d’enseignants diplômés d’Etat. Le Fonds Social Juif Unifié a mis en place, dés 1980, le CEJEP et a créé en 1993 l’Institut André et Rina Neher, institut de formation agréé par le Ministère de l’éducation nationale.

Les élèves des écoles juives
 
  On peut estimer qu’en France environ 50 % des jeunes Juifs passent par une école liée à la Communauté. Certains, pour des raisons diverses, ne fréquentent l’école que dans le second degré et d’autres seulement dans le premier degré.

Par ailleurs, dans de nombreuses Académies, il n’y a pas de cursus complet en école juive, de la maternelle à la terminale, ceci essentiellement par manque d’enfants dans une même tranche d’âge souhaitant être scolarisés dans ce cadre éducatif.

La demande d’école juive est encouragée par des résultats au baccalauréat supérieurs à la moyenne nationale.  
 
  
Les écoles sous contrat/hors contrat
 
  Si le contrat d’association ouvre droit à de nombreux avantages, il implique aussi des devoirs.

Parmi les avantages, il y a une participation financière importante de l’État par la prise en charge du salaire des enseignants de matières générales et une participation forfaitaire au fonctionnement administratif de l’établissement venant des collectivités territoriales. Par ailleurs, cela constitue une garantie de qualité de l’enseignement général pour les parents. Du point de vue des devoirs, cela implique le respect des horaires et des programmes de l’éducation nationale ainsi que le recrutement d’enseignants ayant les mêmes titres que ceux de l’école publique.  

 
  
La répartition géographique des élèves
 
La répartition est directement liée à la répartition de la communauté juive sur le territoire hexagonal. Des établissements juifs sont présents dans treize Académies sur vingt-six en France métropolitaine.
  
La diversité des établissements
 
Le groupe scolaire le plus important du point de vue numérique est le complexe Beth Hannah. Il comporte une maternelle, une école primaire, un collège et un lycée. Avec en 2005 : 1 641 élèves.

Le plus petit groupe scolaire est une maternelle de 25 élèves (ceci parmi les établissements sous contrat). Autre élément de comparaison : la plus grande maternelle compte 482 élèves.

Ces groupes scolaires sont répartis au niveau national avec 58 % en région parisienne, 42 % dans les autres régions..
   
La répartition dans les réseaux
 
Différents niveaux d’organisation coexistent :

Des réseaux organisés en tant que tel : l’Alliance Israélite Universelle, l’ORT, Ozar Hatorah.

Une fédération : la Fédération nationale des écoles juives autonomes ( FNEJA)

Une mouvance : les Loubavitch réunissent des établissements créés sous l’impulsion du mouvement Habbad.

Un regroupement : les indépendants.

Certains ont pu appartenir à un réseau, aujourd’hui, démantelé : Le Refuge. D’autres sont des initiatives quasi individuelles qui émergent en raison de la demande des parents.
   
Les enseignants du 1er degré et du 2e degré
 

En 2001/2002, on totalise 387 enseignants dans les classes maternelles et primaires sous contrat.

Les enseignants sont en grande majorité, des titulaires, des Maîtres ayant bénéficié d’une réelle formation pédagogique. La plupart d’entre eux (180) sont formés par l’Institut André Neher, créé en 1993 à l’initiative du Fonds Social Juif Unifié.

Les Maîtres sont recrutés à partir de la licence et bénéficient de deux années de formation à l’Institut André Neher qui délivre un diplôme d’Etat.

Les enseignants du second degré représentent une population de plus de 700 personnes (58 % de femmes et 42 % d’hommes).

 


   
Les enseignants de matières juives
 
  Les cursus suivis varient entre les femmes et les hommes. La majorité des femmes est passée par un séminaire alliant des études juives et une formation pédagogique en France, en Angleterre, au Canada ou en Israël. Les hommes ont généralement étudié dans une yéchiva, pendant une durée de trois à dix ans. Ce cursus procure une bonne connaissance du Talmud, mais ne comporte pas de formation pédagogique. La plupart des enseignants de matières juives interviennent dans plusieurs établissements, généralement deux, parfois trois.