Indemnisations des victimes de la shoah : des critères élargis
Dans le cadre des procédures d’indemnisation, le gouvernement allemand a récemment accepté d’élargir les critères d’obtention du « Hardship Fund » (versement d’un forfait unique) ainsi que de la rente, Article 2.
Cette libéralisation fait suite aux négociations menées par la Claims Conference avec le gouvernement allemand. Passerelles a ainsi répondu à plus d’un millier de demandes, formulées par des personnes ayant subi les mesures anti-juives en Tunisie et au Maroc et qui, jusqu’à présent, ne pouvaient ouvrir leurs droits. Par ailleurs, les conditions de vie en clandestinité, et qui peuvent donner lieu au versement d’une rente à vie, ont été assouplies, permettant de réactiver les dossiers qui avaient été rejetés dans le passé. La période de clandestinité requise en zone occupée par le régime Nazi a en effet été réduite à un an : une avancée considérable pour ceux qui ne pouvaient corroborer leur récit malgré un parcours chaotique et douloureux. Enfin, désormais, les personnes de nationalité française, ayant vécu en Europe occupée, et dont le parcours ne correspond pas aux critères du fonds Article 2, peuvent désormais obtenir l’indemnisation forfaitaire. Ces nouvelles mesures ont été présentées par les représentants du bureau de la Claims Conference de Francfort au cours d’une réunion avec les professionnels concernés de la Fondation Casip-Cojasor, de l’ADIAM, de la FMS, du CASIM et de Passerelles ainsi que des Filles et Fils des Déportés Juifs de France. Si chacun se félicite des nouvelles mesures, toutefois, il a été souligné qu’une frange de la population concernée demeurait lésée, en particulier les personnes ayant déclaré avoir porté l’étoile jaune, ayant été assignées en résidence forcée, ou encore les orphelins d’un parent déporté qui ont été placés hors de la zone occupée. Toute demande d’information peut être adressée à passerelles@fsju.org
16/01/2012

